Notre fils Loris CAMUS née le 29 juin 2001 a été scolarisé depuis septembre 2007 à l’école Robert Schuman à Soisy Sous Montmorency. Loris s’est très rapidement trouvé en difficulté scolaire. Problème de lecture, d’écriture, de concentration, d’agitation. Difficultés à se faire des amis et stress permanent à l’idée de devoir chaque matin se rendre à l’école.
Depuis son entrée dans le premier cycle, nous avons, donc cherché à l’accompagner et lui permettre de faire face à celles-ci.
C’est ainsi, que de notre propre initiative, nous avons fait appel dans un premier temps à une orthophoniste. Celle-ci nous expliquant au fur et à mesure de nos échanges et rencontres que les problèmes de Loris n’étaient pas liés à un manque de capacités intellectuelles. Aussi, sur ses conseils, nous avons entamé des démarches auprès d’une grapho thérapeute en la personne de Mme Deblais exerçant à Enghien les bains. Dotée d’une expérience solide et d’un contact privilégié avec notre enfant. Mme Deblais s’est rapidement aperçu du potentiel de notre fils et nous a conseillé de lui faire passer des tests psychologiques.
Après quelques rendez-vous avec un psychologue, le bilan effectué nous apprenait que Loris était un enfant précoce qui manquait énormément de confiance en lui et pour lequel l’éducation scolaire dispensée par un enseignement classique semblait ne pas lui convenir.
Nous avons donc informé l'école publique de la singularité de Loris afin qu’elle puisse dans la mesure du possible en tenir compte. Malheureusement, force est de constater que l'école publique n'a ni les moyens financiers, ni les moyens techniques de s'adapter au quotidien à la problématique des enfants précoces en difficulté. Les enseignants n’étant pas formés et leur vision et approche du surdouement étant plutôt stéréotypée.
Ayant cherché à l’aider à se sentir mieux à l’école et hors scolarité et également à reprendre confiance en lui, puis bien entendu, à mettre fin à cette situation d’échec scolaire, nous avons décidé de lui trouver un établissement adapté à sa condition. Nous avons fait à appel à l'école Jeanneau ou l'enseignement dispensé est largement tourné vers la particularité des enfants précoces. En l'espace de quelques mois, notre enfant s'est quasi métamorphosé. Il a repris confiance en lui et ses résultats scolaires sont en nette augmentation. Les retards accumulés tout au long de la scolarisation publique s'amoindrisent.
En l'espace de quelques mois, notre enfant a réalisé de nets progrès tant au niveau comportemental qu'au niveau des acquis scolaires.
Comportemental ment, il a repris confiance en lui. Son attitude est devenue plus posée. Il est plus calme moins agressif tant vis à vis de son entourage que de ses proches. Ses relations conflictuelles avec son ainé s'améliorent. Il n'a plus ce stress permanent à l'idée de devoir se rendre quotidiennement à l'école. Bien entendu les retours de congés et activités diverses mal maitrisées sont toujours source d'angoisse mais dans une moindre mesure. Il faut rappeler ici que notre fils n'est scolarisé que depuis deux mois dans cette école.
Pour ce qui est de ses résultats scolaires, ceux-ci sont en nette augmentation. Les disciplines dans lesquelles il ne faisait aucun effort sont devenues ses disciplines favorites et il se targue de bons résultats. Il s'intéresse plus généralement à tout et sa nouvelle structure est organisée pour lui permettre de s'ouvrir à de nouvelles activités extra scolaires.
Malheureusement, cet établissement géré par une enseignante toute acquise au bien de ses petits élèves à un coût financier que beaucoup d'entre nous ont du mal à honorer et ce malgré le bonheur que nous procure le fait de voir son enfant s'épanouir à nouveau. Et malheureusement pour nous, nous envisageons, la mort dans l'âme au regard des progrès réalisés par notre fils, de le changer d'établissement.
Loris est le cadet d’une fratrie de 3 enfants. La précocité fonctionnant souvent par fratrie nous risquons d'être rapidement confrontés à nouveau au problème avec sa sœur cadette. Mais si les moyens nous le permettent nous ferons alors appel aux compétences de l'école Jeanneau.
Quel dommage que ces enfants au potentiel extraordinaire ne puissent bénéficier pour le bien de tous d'un enseignement adapté à leur condition, et que le Conseil Général ne vienne pas en aide pour proposer des subventions pour la création d'une école, celle de Madame JEANNEAU.
Combien d'enfant sont en echec scolaire? Et combien parmi ces enfants sont certainement dans la même situation, mais deviendront des adolescents qui ne s'épanouiront jamais car ils penseront qu'ils ne sont que des bons à rien.
Il y a urgence, la subvention pour cette école serait la reconnaissance pour ces enfants de leur statut, ce qui permettrait d'en aider davantage et d'élargir leur centre d'intérêt.
Quel gâchis si rien n'est fait !!!
Mr et Mme CAMUS